La phrase m’a poussé au ventre comme un axe

Il y a des chansons qu’on a appris à 20 ans à force de les écouter. Qu’on a cru oublier depuis. Et puis, quand on les lance, tout revient. On se souvient de chaque mots qu’on a appris par coeur à force de s’en soûler. On se surprend de les connaître toujours aussi bien. Comme si c’était seulement hier la dernière fois qu’on les avait écouté.

Les mots sont toujours là. Etonnants. Ils s’étaient réfugiés dans un coin de notre mémoire. Le temps était passé. Les mots s’étaient oubliés. Nous nous étions nous-mêmes oubliés. Et pourtant, ils étaient restés là. Quelque part. Ils étaient restés coincés en nous. Et là voix qui les porte d’un coup nous semble à nouveau la nôtre.

Léo Ferré. Poètes, vos papiers ! 

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